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Indre-et-Loire : un homme condamné à onze ans de prison pour avoir violé et drogué son ex-femme durant cinq années consécutives

Baptiste Lacomme

Un homme a été reconnu coupable d’avoir administré des somnifères à son ex-épouse, dissous dans ses repas pendant cinq années conjugales. La cour criminelle d’Indre-et-Loire l’a condamné à onze ans de prison pour ces actes perpétrés six ans auparavant. Son avocat a tenté de justifier les crimes en invoquant une vision difficile à expliquer du consentement et une frustration sexuelle.

Le prévenu, un trentenaire, comparaissait jeudi et vendredi devant le tribunal de Tours pour avoir commis ses forfaits en toute conscience. Le médicament utilisé était du Zopiclone, un puissant somnifère qui provoquait chez la victime des pertes de conscience totales. Ces repas au goût amer constituaient le prélude à ses agressions répétées.

Au-delà de son ex-femme, trois autres victimes de son entourage ont également déposé des plaintes contre cet homme. Cependant, pour ces dernières, la cour criminelle n’a pu retenir l’administration de substances nuisibles, faute de preuves suffisantes pour établir formellement la culpabilité.

L’ex-épouse, elle, a fourni des éléments concrets permettant à la justice de prouver la soumission chimique programmée. Elle a notamment identifié précisément le médicament utilisé et décrit ses effets dévastateurs sur son organisme, offrant ainsi des preuves irréfutables.

Face aux accusations graves, le tribunal a estimé la peine proportionnée aux crimes commis. Bien que le prévenu encourût jusqu’à vingt ans de réclusion criminelle, la cour a prononcé une condamnation à onze années d’emprisonnement. Ayant déjà purgé une année en détention provisoire, l’homme retournera en prison pour accomplir sa sentence complète.

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