
La plage de Penfoul, située à Landunvez dans le Finistère, jouit d’une réputation bien établie auprès des familles et des passionnés de sports nautiques. Ce site exceptionnel, implanté à l’embouchure de la rivière le Foul, combine des zones de baignade aux eaux calmes avec des secteurs où les vagues attirent régulièrement surfeurs et bodyboarders. Cependant, depuis plusieurs années, la qualité de ses eaux suscite des préoccupations croissantes en raison de pollutions répétées.
L’Agence régionale de santé a confirmé le déclassement du site après les contrôles sanitaires menés en 2025. La notation est passée de « bon » à « insuffisant », reflétant une dégradation manifeste de la qualité de l’eau durant cette période. Les prélèvements ont révélé cinq occurrences de qualité « moyenne » et trois de qualité « mauvaise », avec un pic spectaculaire le 3 septembre.
Ce jour-là, la concentration en entérocoques a atteint 28.000 par 100 millilitres, dépassant de soixante-quinze fois le seuil autorisé de 370 par 100 millilitres. Ce déclassement entraînera une augmentation du nombre de prélèvements durant la saison estivale, tandis que la baignade demeurera autorisée sous certaines conditions, tout comme les activités nautiques connexes.
Le gérant du club de surf local plaide pour une distinction entre les différentes zones du site. Selon lui, la zone spécifiquement dédiée au surf n’enregistre jamais de problèmes de qualité. Il souligne l’importance d’une approche équilibrée face aux risques sanitaires, sans tomber dans l’alarmisme excessif.
La source principale de pollution provient de la rivière traversant les terres agricoles. Lors des précipitations, les bactéries du sol s’écoulent vers la mer par ruissellement, entraînant également pesticides, engrais et lisier. Les associations environnementales demandent des prélèvements continus tout au long de l’année plutôt qu’une interruption en septembre.
Après cinq années de classement insuffisant, une fermeture devient inévitable. La baignade serait alors formellement interdite. En 2024, la Bretagne comptait déjà onze plages en qualité insuffisante et seize non classées en raison de contaminations récurrentes.



