Les autorités ont interpellé un suspect dimanche matin suite aux violences survenues samedi à l’université Brown. Une fusillade a fait deux morts et neuf blessés, tous des étudiants de cet établissement situé dans le Rhode Island, au nord-est américain.
Le maire de Providence a annoncé la levée immédiate des mesures de confinement appliquées sur le campus. Le chef de la police locale a confirmé que l’interpellation s’était déroulée le matin même et que les enquêteurs ne recherchaient pas d’autre suspect à ce stade de l’enquête.
Parmi les neuf étudiants blessés, huit ont subi des blessures graves mais se trouvent dans un état stable selon les informations disponibles. Plus de quatre cents policiers avaient été mobilisés pour sécuriser la zone et identifier le responsable. Les tirs se sont produits dans le bâtiment consacré à l’ingénierie et la physique, où se déroulaient des examens.
Les États-Unis connaissent une épidémie persistante de violences armées que les gouvernements successifs n’ont pas su juguler. Le pays possède davantage d’armes à feu que d’habitants et enregistre le taux de mortalité par armes à feu le plus important parmi les nations industrialisées, une réalité liée à l’attachement constitutionnel de nombreux Américains au port d’arme.
Selon les données du Gun Violence Archive, plus de trois cents fusillades impliquant quatre victimes ou plus ont été documentées depuis le début de l’année aux États-Unis, celle de Brown s’ajoutant à cette sinistre statistique. En 2024, les décès par arme à feu, exclusion faite des suicides, ont dépassé seize mille personnes.



