France

Laurent Nunez dénonce les actions de vendetta liées au narcotrafic suite à l’incendie du collège de Dijon

Annabelle Chesnu

Le ministre de l’Intérieur s’est rendu à Dijon lundi, trois jours après l’incendie criminel du collège Champollion survenu dans la nuit du 12 au 13 décembre. Laurent Nunez a affirmé que le gouvernement ne se laisserait pas intimider par cet acte qui a touché le quartier sensible des Grésilles.

Laurent Nunez a qualifié les événements de représailles liées au trafic de stupéfiants. Il a expliqué que lorsque les autorités s’attaquent aux réseaux de drogue, des actes de vengeance s’ensuivent souvent. Accompagné du ministre de l’Éducation nationale Edouard Geffray, il a souligné que aucune action n’intimidera la France dans sa lutte contre la criminalité.

Le ministre de l’Éducation a utilisé une comparaison physique pour montrer l’unité du monde scolaire. Il a déclaré que toute la communauté éducative réagit ensemble face à cette attaque. Cette solidarité concerne non seulement le établissement touché, mais aussi l’ensemble du système éducatif national face à la menace.

L’incendie a provoqué des dégâts massifs : vingt salles de classe ont brûlé et 490 élèves se trouvent sans école. Les autorités ont évoqué l’intervention d’un commando composé de quatre personnes ayant déclenché plusieurs foyers. Le procureur de Dijon a confirmé qu’il s’agissait probablement d’actes de représailles orchestrés par des trafiquants de drogue.

L’établissement ne rouvrira pas avant septembre 2026. En attendant, des mesures d’accompagnement psychologique ont été mises en place. Les cours reprendront partiellement dès jeudi et vendredi en format à distance, après des jours consacrés au soutien émotionnel des élèves.

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