
À Lyon, les tensions montent avant les élections municipales concernant le budget métropolitain. Jean-Michel Aulas et Véronique Sarselli demandent un audit des finances de la métropole dirigée par une majorité écologiste. Ils qualifient le budget 2026 d’insincère et réclament un contrôle de légalité renforcé de l’État avant son adoption en conseil métropolitain.
Les critiques portent notamment sur les recettes prévues. La pression fiscale augmente fortement sur les entreprises et les propriétaires, selon l’opposition. Les droits de mutations immobilières progressent de manière significative, alimentant les finances métropolitaines. Le camp Aulas considère cette progression comme surévaluée et souligne le caractère imprévisible et volatil de ces recettes.
L’exécutif métropolitain défend sa gestion en expliquant que le budget s’appuie sur des données officielles de la Direction générale des finances publiques. La légalité des budgets a toujours été validée par les services de l’État, argue Bruno Bernard, président de la métropole. L’augmentation du ratio des droits de mutations reflète aussi une légère reprise du marché immobilier liée au recul des taux d’emprunt.
L’opposition pointe également une explosion des dépenses de fonctionnement depuis 2019, avec une augmentation de la masse salariale de dix-neuf pour cent. Bruno Bernard répond en soulignant que d’autres communes connaissent des augmentations similaires, notamment Sainte-Foy-lès-Lyon. Il accuse ses opposants de propager de fausses informations sur le débat public.
Sur le front économique, la majorité se félicite de la création de cinquante-quatre mille emplois depuis 2020 et d’une capacité d’autofinancement en progression. Elle affirme également que la dette reste stable et sécurisée avec une note A+ de l’agence Fitch. À trois mois des scrutins, les enjeux d’attractivité économique dominent les débats entre les différentes formations politiques.
Quatre groupes de droite et du centre droit ont fusionné sous une même bannière pour le scrutin métropolitain. Bruno Bernard lance sa campagne en restant dans la continuité du mandat écoulé, avec l’annonce d’un grand projet de réfection de la rive droite du Rhône initialement prévu pour 2026.



