
Le Sénat a approuvé lundi le budget de l’État pour 2026 dans une version modifiée, marquant le début de négociations cruciales. Le premier ministre Sébastien Lecornu espère toujours parvenir à un accord parlementaire avant la fin décembre, malgré les nombreuses incertitudes qui persistent.
Après plus de vingt jours de débats intensifs, la chambre haute a voté favorablement avec 187 voix contre 109. Cette version remaniée reflète les priorités de l’alliance droite-centristes dominante au Sénat, répondant partiellement aux demandes portées par différents groupes politiques.
Une commission mixte paritaire réunira vendredi sept députés et sept sénateurs pour chercher un accord. Cet accord reste très incertain car l’Assemblée nationale n’a pas pu se prononcer sur le texte original, ce qui complique les discussions d’harmonisation.
Les défis majeurs persistent concernant le déficit public cible de moins de 5% du PIB en 2026. Le projet actuel atteint 5,3%, jugé inacceptable par le ministre de l’économie Roland Lescure. La droite sénatoriale refuse les nouveaux prélèvements comme la surtaxe sur les profits des grandes entreprises, tandis que la gauche réclame des mesures fiscales additionnelles.
Le gouvernement s’abstient formellement d’utiliser le 49.3, souhaitant démontrer une nouvelle méthode législative. Les socialistes promettent au mieux l’abstention, tandis que les écologistes voteront probablement contre tout accord insuffisant selon leur direction. Cette configuration rend l’adoption définitive extrêmement complexe même si la CMP parvient à un compromis.



