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En Haïti, l’Union européenne impose des sanctions contre des personnalités politiques et un gang responsable de violences

Rob Laurens

L’Union européenne intensifie sa lutte contre la déstabilisation d’Haïti en adoptant de nouvelles sanctions. Le 15 décembre, le Conseil de l’UE a annoncé des mesures restrictives contre trois personnalités politiques haïtiennes et un groupe criminel impliqué dans la violence des gangs et les violations des droits humains.

Trois responsables politiques sont visés par ces sanctions. L’ancien président Michel Martelly et l’ex-président du Sénat Youri Latortue sont soupçonnés d’avoir armé et financé des groupes criminels pour consolider leur influence politique et économique. Rony Célestin, ancien sénateur et homme d’affaires, est accusé de liens avec la contrebande et d’implication dans des violences organisées.

Célestin fait face à des accusations graves en Haïti, notamment pour l’assassinat du journaliste Néhémie Joseph qui enquêtait sur ses crimes présumés. Cet ancien élu figure également sur les listes noires des États-Unis et du Canada, reflétant la gravité des accusations portées contre lui.

Le gang « 5 Segond », dirigé par Johnson André, alias Izo, est désigné comme cible des sanctions européennes. Ce groupe est responsable d’enlèvements, meurtres, trafic d’armes et de drogue à grande échelle. Les autorités de Bruxelles gèlent tous les avoirs de ces personnes dans l’espace Schengen et leur imposent une interdiction de voyager dans l’Union européenne.

La communauté internationale mobilise des ressources supplémentaires pour stabiliser Haïti. Dix-huit pays se sont engagés à participer à une force multinationale destinée à combattre les gangs et à préparer les élections générales, attendues depuis dix ans et programmées pour l’été 2026. Le premier déploiement de mille agents de sécurité est prévu en janvier, dans le cadre d’une opération totale comptant 5 500 soldats.

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