
Le tribunal correctionnel de Nice a prononcé mardi une condamnation contre Castel Plage pour travaux non autorisés et pollution littorale. L’établissement privé, emblématique de la Baie des Anges situé quai des États-Unis, s’est vu reconnaître coupable de plusieurs infractions environnementales et administratives graves concernant l’aménagement du rivage.
Entre 2019 et 2023, les dirigeants ont fait transporter par camion des blocs rocheux pour former une barrière d’environ 80 mètres de long. Ces travaux d’enrochement modifiaient le paysage naturel du littoral sans obtenir les autorisations requises auprès des services de l’État. Les propriétaires affirmaient que les rochers avaient été déplacés naturellement par les mouvements maritimes, argument rejeté par la justice.
Les accusations se sont aggravées avec la découverte d’un conteneur d’essence fuitant sur la plage, destiné à alimenter un engin de chantier. Cette pollution maritime et la présence non autorisée de matériel motorisé renforcèrent les charges contre l’établissement. Le directeur et sa fille, représentante légale de la société, reconnurent finalement ces faits devant la cour.
La condamnation financière s’élève à 20 000 euros d’amende, dont la moitié avec sursis. Castel Plage doit restaurer les lieux dans six mois maximum, sous peine d’une astreinte de 400 euros par jour de retard. Une amende contraventionnelle supplémentaire de 500 euros a également été prononcée.
Le représentant légal a reçu une peine distincte de trois mois d’emprisonnement délictuel avec sursis. Il devra également verser une amende contraventionnelle personnelle de 500 euros, complétant ainsi les mesures punitives décidées par la juridiction niçoise.



