
Dans la nuit de mercredi à jeudi, des échanges de tirs ont été rapportés à la frontière entre l’Inde et le Pakistan, succédant à l’une des confrontations militaires les plus intenses des deux dernières décennies. L’armée indienne a affirmé avoir réagi de manière “proportionnée” à des tirs “non provoqués” en provenance du Pakistan, sans mentionner de victimes.
Du côté pakistanais, aucune confirmation n’a été donnée concernant ces incidents. Cependant, jeudi, la ville de Lahore a été le théâtre d’explosions, et le porte-parole de l’armée pakistanaise a déclaré que “12 drones” avaient été “neutralisés”. “Un civil a été tué”, a-t-il ajouté.
L’Inde aurait, selon Islamabad, envoyé des drones au-dessus de plusieurs villes, certaines hébergeant des installations militaires. Cette situation a conduit à la fermeture temporaire de l’aéroport de Karachi et à des interruptions dans trois autres aéroports du pays.
Ces tensions surviennent après des frappes indiennes sur le sol pakistanais mercredi, visant un groupe terroriste lié à l’attentat du 22 avril à Pahalgam, selon New Delhi. Le bilan fait état de 14 civils indiens tués et 59 blessés, principalement à Poonch, le long de la ligne de contrôle au Cachemire.
Le Pakistan a quant à lui rapporté que les attaques indiennes ont causé 31 morts et 57 blessés dans six villes du Cachemire et du Pendjab. Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a promis de “venger chaque goutte de sang de ces martyrs”, suggérant de possibles représailles.
Depuis l’attentat de fin avril à Pahalgam, que l’Inde attribue au Pakistan, les tensions entre ces deux puissances nucléaires sont palpables. Rivaux historiques depuis leur indépendance en 1947, les deux pays semblent être sur le point de s’engager dans un nouveau cycle de violence.



