
La porte-parole gouvernementale a refusé vendredi sur RTL de développer sur les questions concernant Rachida Dati. Le domicile de la ministre, la mairie du 7e arrondissement et les locaux du ministère de la Culture ont été perquisitionnés jeudi. Cette action judiciaire intervient dans un contexte sensible pour la ministre en charge de la Culture.
Les enquêteurs examinent si Rachida Dati a reçu un versement de 299.000 euros provenant de GDF-Suez durant son mandat de députée européenne. La porte-parole a affirmé que Dati reste présumée innocente et garde sa légitimité gouvernementale. Elle a également souligné que la ministre accomplit un travail remarquable à la tête de son ministère.
L’information judiciaire porte sur plusieurs chefs d’accusation graves incluant la corruption active et passive, le trafic d’influence, et le détournement de fonds publics. Ces accusations sont liées à l’exercice du mandat de parlementaire européen de Rachida Dati. Le procureur de la République financier a officialisé l’ouverture de cette procédure.
Au-delà de cette enquête, Rachida Dati fait face à d’autres poursuites judiciaires. Elle sera jugée en septembre 2026 avec l’ancien patron de Renault Carlos Ghosn pour corruption. Elle est soupçonnée d’avoir perçu 900.000 euros en tant que consultante, le constructeur automobile étant accusé d’avoir rémunéré son influence politique.
Une troisième enquête concerne la ministre de la Culture à titre personnel. La justice enquête sur une possible non-déclaration de bijoux de luxe. Candidate aux élections municipales de 2026 à Paris, Rachida Dati n’a pas commenté ces perquisitions ni réagi par le biais de ses avocats.



