
Xavier Piechaczyk, actuellement président du directoire de RTE, est proposé par Emmanuel Macron pour diriger la RATP en qualité de président-directeur général. Cette nomination remplace Jean Castex, parti en novembre rejoindre la SNCF. Le Parlement doit approuver cette désignation à travers deux auditions distinctes à l’Assemblée nationale et au Sénat dans les deux prochaines semaines.
Âgé de 56 ans et originaire de banlieue parisienne, Piechaczyk possède une solide formation d’ingénieur. Il est diplômé de l’École nationale des travaux publics de l’État et de l’École nationale des ponts et chaussées. Complétant son parcours académique, il détient un doctorat en sciences politiques obtenu à l’Institut d’études politiques de Grenoble, selon sa biographie officielle chez RTE.
Sa vie personnelle le montre marié avec trois enfants, partageant une passion pour les arts. Sur son compte X, il diffuse régulièrement des photographies d’expositions, de représentations théâtrales et de publications littéraires, révélant ses intérêts culturels variés.
Son expérience professionnelle s’inscrit entièrement dans le secteur public français. Entre 2003 et 2008, il travaille au ministère des Transports. Il poursuit ensuite à l’Écologie et l’Énergie de 2009 à 2012. Sous les gouvernements Ayrault et Hollande, il devient conseiller spécialisé en énergie et transport. Durant cette période, il croise Emmanuel Macron, alors secrétaire général adjoint de l’Élysée, établissant ainsi un lien politique durable.
En 2015, Piechaczyk rejoint RTE comme directeur général adjoint responsable des réseaux, clients et territoires. Cinq ans plus tard, il accède à la présidence du directoire de l’opérateur de transport d’électricité, poste qu’il occupe toujours avant cette nomination à la RATP.
Son mandat chez RTE coïncide avec la crise énergétique majeure de l’hiver 2022-2023. Durant cette période critique, les risques de coupures électriques demeuraient élevés. Cette situation s’est progressivement résorbée grâce à une réduction significative de la consommation, à des conditions climatiques clémentes et au redémarrage progressif des réacteurs nucléaires d’EDF.
Ses relations avec les organisations syndicales, particulièrement la CGT, ont parfois connu des tensions. Les représentants syndicaux critiquent une direction adoptant des méthodes directes et autoritaires. Malgré ces frictions, Piechaczyk exprime sa philosophie managériale dans une interview de 2021 au Figaro. Il insiste sur la nécessité d’une légitimité technique et morale, prônant un leadership ancré sur le terrain et en contact constant avec les équipes.



