
La plateforme de commerce électronique asiatique Shein a échappé à une suspension temporaire en France. Le tribunal judiciaire de Paris a jugé la demande de blocage de l’État disproportionnée, bien qu’il ait reconnu l’existence d’un grave dommage à l’ordre public. L’entreprise avait préalablement retiré les articles illicites de son catalogue, ce qui a influencé la décision du magistrat.
Les articles problématiques proposés par la plateforme comprenaient des produits interdits et des contenus pour adultes. Le tribunal a constaté que ces ventes étaient limitées et ponctuelles dans le temps. Shein a démontré sa capacité à agir rapidement en supprimant les produits contestés de sa marketplace. Cette réactivité a joué un rôle significatif dans le rejet de la suspension demandée par l’autorité gouvernementale.
La justice a imposé une obligation spécifique à Shein concernant la réouverture des catégories sensibles. L’entreprise doit mettre en place des mécanismes de vérification d’âge efficaces avant de pouvoir commercialiser à nouveau certains types de produits. Shein avait déjà reconnu ses lacunes dans la filtration par âge et accepté de maintenir fermées les sections adultes pour le moment.
L’État avait formulé des exigences plus strictes avant l’audience. Le gouvernement souhaitait une suspension minimale de la marketplace tiers et l’arrêt complet de toutes les ventes non liées au textile. Serge Papin, ministre du Commerce, avait déclaré son attente d’une interdiction totale. Malgré ce revers judiciaire, l’exécutif a indiqué que sa démarche se poursuivrait par d’autres voies.
Des poursuites judiciaires supplémentaires menacent la plateforme chinoise. Le parquet de Paris a lancé une enquête pénale confiée à l’Office des mineurs, qui examine également les dossiers d’autres sites commerciaux similaires. Ces investigations pourraient entraîner de nouvelles confrontations légales concernant la commercialisation de produits interdits en France.



