International

États-Unis–Venezuela : les tensions montent alors que Trump envisage une option militaire

Rob Laurens

Donald Trump a refusé d’exclure un recours à la force militaire contre le Venezuela lors d’une interview diffusée vendredi. Le président américain a déclaré ne pas écarter cette option, tandis que Washington intensifie simultanément ses sanctions et son blocus pétrolier contre Caracas. Trump a affirmé que Nicolás Maduro connaît exactement ses intentions, sans préciser s’il vise explicitement un changement de régime.

Les États-Unis accusent le Venezuela de contrôler un vaste réseau de trafic de drogue, des allégations catégoriquement rejetées par les autorités vénézuéliennes. Washington a annoncé en début de semaine un blocus total des pétroliers sous sanctions en provenance ou à destination du pays. Trump a confirmé que d’autres arrestations de navires transportant du pétrole vénézuélien étaient prévues, notamment vers Cuba.

La présence militaire américaine s’est renforcée dans les Caraïbes, avec plusieurs opérations contre des embarcations présentées comme liées au narcotrafic. Ces actions auraient causé au moins 104 décès, bien que Washington n’ait pas divulgué de preuves établissant l’implication des navires visés dans le trafic de drogue. Les opérations se déploient à travers les Caraïbes et le Pacifique.

Le secrétaire d’État Marco Rubio a défendu cette stratégie en qualifiant le statut quo avec le régime vénézuélien d’intolérable pour les États-Unis. Il a accusé le gouvernement Maduro de coopérer ouvertement avec terroristes et criminels, affirmant que l’objectif américain consiste à modifier la dynamique régionale. Rubio a minimisé les risques d’escalade avec la Russie, la décrivant comme un simple soutien rhétorique.

Confronté à des critiques au Congrès, notamment parmi les républicains sur la légalité des opérations, Rubio a soutenu qu’aucune situation ne justifiait d’informer le Congrès ou de franchir le seuil d’une déclaration de guerre. Washington a annoncé de nouvelles sanctions ciblant sept membres de familles déjà sanctionnées, dont trois neveux de Nicolás Maduro. Le secrétaire d’État a assuré que rien n’empêcherait les États-Unis de maintenir leur blocus pétrolier.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page
Fermer