
En réaction à une attaque meurtrière survenue près de Palmyre, les États-Unis ont lancé une opération militaire de grande envergure vendredi en Syrie. Cette riposte visait des cibles du groupe État islamique et s’est déroulée à travers plusieurs provinces syriennes. Le Pentagone a qualifié cette intervention de réponse directe et déclaration de vengeance contre les responsables de l’attaque.
L’incident qui a déclenché les frappes américaines s’est produit une semaine auparavant dans la région désertique de Palmyre. Il a coûté la vie à deux soldats de la Garde nationale de l’Iowa et à un interprète civil. Washington a attribué l’attaque au groupe État islamique, bien que celui-ci n’ait pas revendiqué l’action. Selon les autorités syriennes, l’auteur était un membre des forces de sécurité locales prévu d’être révoqué pour ses convictions islamistes extrémistes.
L’opération militaire impliquait plus de 70 cibles et 100 munitions de précision. Des chasseurs-bombardiers, des hélicoptères et de l’artillerie ont participé à cette action massive coordonnée par le commandement américain pour le Moyen-Orient. Les frappes se sont concentrées dans les provinces de Homs, Deir ez-Zor et Raqqa, régions connues comme des foyers d’activité djihadiste.
Selon l’Observatoire syrien des droits humains, au moins cinq militants de l’État islamique ont été tués lors de l’intervention. Parmi les morts figurait le chef d’une cellule responsable des drones dans la région de Deir ez-Zor. Ces pertes représentent un coup significatif contre les structures opérationnelles du groupe extrémiste en Syrie.
Le gouvernement syrien a réaffirmé son engagement dans la lutte contre l’État islamique sans commenter directement les frappes américaines. De son côté, le commandement américain a indiqué que depuis l’attaque initiale, les opérations menées conjointement avec les forces alliées en Syrie et en Irak ont entraîné la mort ou l’arrestation de 23 terroristes au total.



