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Comment l’administration Trump retarde-t-elle volontairement la divulgation des documents relatifs à l’affaire Epstein aux États-Unis ?

Hamza Chouraqui

L’administration Trump fait face à des accusations concernant sa gestion de la divulgation des documents relatifs à l’affaire Epstein. Les révélations sont jugées insuffisantes et largement censurées par plusieurs observateurs et victimes qui réclament plus de transparence.

Vendredi, le gouvernement américain a commencé à publier des milliers de documents issus de l’enquête sur Jeffrey Epstein. Cependant, de nombreux fichiers ont été préalablement caviardés, notamment un document judiciaire entièrement noirci sur 119 pages. L’ensemble du dossier n’a pas non plus été rendu public dans les délais prévus par la loi.

Marina Lacerda, l’une des plus de mille victimes présumées, exprime sa déception face à cette publication partielle. Elle questionne l’anonymisation de nombreuses personnes mentionnées dans ces archives et demande pourquoi tous les noms ne peuvent pas être révélés. Les victimes exigent une transparence complète sur les individus impliqués.

Plusieurs élus démocrates et républicains critiquent cette approche. Ro Khanna dénonce le maintien de protections autour d’hommes influents présumément impliqués. Thomas Massie et Marjorie Taylor Greene partagent cette inquiétude concernant les informations retenues. Todd Blanche, du ministère de la Justice, réfute ces accusations en assurant qu’aucun nom n’est volontairement dissimulé, indépendamment de son association potentielle à Trump ou Clinton.

Une photographie montrant Donald Trump parmi diverses images publiées vendredi est devenue inaccessible samedi. Chuck Schumer avertit que cette suppression possible pourrait révéler une dissimulation beaucoup plus vaste. Cette situation alimente les inquiétudes sur la complétude des révélations.

Trump et Bill Clinton ont tous deux fréquenté Jeffrey Epstein mais affirment ignorer ses crimes et avoir rompu avec lui avant ses démêlés judiciaires. D’autres célébrités, notamment Michael Jackson et Mick Jagger, apparaissaient également dans les documents. La mort du financier en prison en 2019 a suscité d’innombrables théories du complot.

Sous la pression du Congrès et de sa base électorale, Trump a promulgué en novembre une loi imposant cette divulgation. Après une certaine résistance initiale, il a finalement accepté de se conformer à cette obligation légale de transparence.

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