FranceJustice

L’adolescent de vingt-deux ans soupçonné d’avoir piraté les systèmes informatiques du ministère de l’Intérieur s’appelle Melvin L

Esteban Ortega

Un jeune homme de 22 ans a été placé en détention provisoire après avoir été soupçonné de piratage des serveurs du ministère de l’Intérieur. Melvin L. fait face à des accusations d’accès frauduleux en bande organisée à un système de traitement de données personnelles d’État, ainsi que de participation à une association de malfaiteurs. Ces infractions risquent une peine maximale de dix ans d’emprisonnement.

L’individu a été appréhendé dans un petit village de Haute-Vienne comptant environ 800 habitants, où il résidait au domicile de sa mère. Les autorités qualifient l’attaque informatique de « très grave » selon les déclarations du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez. Le suspect ne représentait pas un profil inconnu des institutions judiciaires.

La procureure de Paris, Laure Beccuau, a révélé que Melvin L. avait déjà une condamnation antérieure pour des faits similaires en 2025, bien que non définitive. Ses antécédents incluaient notamment des délits liés à la cybercriminalité, des escroqueries impliquant des cartes SIM et du swatting. Des sources proches de l’enquête indiquent qu’il était associé à BreachForum, une plateforme spécialisée dans la commercialisation de données volées.

Ses talents informatiques auraient été détectés dès son adolescence. Dans son établissement scolaire, les témoignages décrivaient un élève peu impliqué académiquement mais exceptionnellement doué en informatique. Il aurait notamment réussi à prendre le contrôle des équipements audiovisuels des salles de classe, les éteignant à titre de plaisanterie. Bien que soupçonné, aucune preuve formelle n’avait pu être établie à l’époque.

Au sein de sa localité, Melvin L. était perçu comme une personne discrète et plutôt solitaire, voire charmante selon certains. Son défenseur, Me Julien Zanatta, conteste vivement les accusations, affirmant que les imputations du parquet de Paris ne correspondent absolument pas à la réalité. Melvin L. aurait déclaré lors des interrogatoires avoir été « instrumentalisé » dans cette affaire.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page
Fermer