
Au cours des huit derniers jours, les enquêteurs sont revenus à deux reprises dans le village du Haut-Vernet. Leur mission principale consiste à collecter des éléments matériels destinés à subir des analyses approfondies.
Le 16 décembre, lors d’une perquisition au domicile des grands-parents d’Émile, deux vélos ont été saisis par les enquêteurs de la section de recherches de Marseille. Ces objets seront maintenant soumis à expertise. Émile avait disparu le 8 juillet 2023, à l’âge de deux ans et demi.
Six enquêteurs de cette unité se sont déplacés au Haut-Vernet, le lieu exact où le petit garçon a disparu. Le 22 décembre au matin, ces mêmes enquêteurs ont effectué un retour sur place. Ces deux visites rapprochées reflètent l’intensité actuelle de l’enquête.
Deux ans et demi après le début de l’investigation, l’analyse de la boîte crânienne d’Émile a confirmé une lésion située près du zygomatique droit, l’os de la pommette. Cette blessure résulte d’un coup volontaire porté potentiellement avec un objet. Cette découverte écarte définitivement les hypothèses d’un choc routier, d’une attaque animale ou d’une chute accidentelle.
C’est notamment sur la base de cet élément crucial que les grands-parents, l’oncle et la tante ont été placés en garde à vue en mars. Aucune poursuite n’a finalement été engagée contre eux après leur audition.
Un témoin a rapporté avoir vu Émile descendre la rue le jour de sa disparition, suivi rapidement, quelques minutes après, par le grand-père, l’oncle et la tante du petit garçon. Le même témoin les a ensuite observés faire demi-tour peu de temps après. Ces témoignages ont alimenté les soupçons et justifié les gardes à vue.
Le 9 décembre, les trois membres de la famille ont été auditionnés par deux juges d’instruction en qualité de parties civiles. L’avocat de la grand-mère, Julien Pinelli, a exprimé sa satisfaction face aux nouvelles opérations de saisie au Haut-Vernet, soulignant que ces démarches témoignent d’une enquête qui progresse de manière utile et méthodique.



