
À Kasumbalesa, troisième ville du Haut-Katanga en République démocratique du Congo, une vingtaine de cadavres ont été découverts dans les collines situées au-delà du quartier Whisky. Le bilan s’élève désormais à 23 corps selon les autorités militaires. Les investigations en cours doivent établir si ces décès sont interconnectés. Les habitants dénoncent une insécurité croissante dans cette zone frontalière, tandis que des arrestations ont déjà eu lieu.
Le commandant militaire régional, le général Eddy Kapend, annonce des mesures punitives sévères contre les suspects appréhendés. La mairie de Kasumbalesa rapporte que 17 victimes ont pu être identifiées et inhumées. Une femme supplémentaire a été retrouvée décédée à environ un kilomètre du lieu principal de découverte des corps.
L’alerte initiale provient d’un motocycliste qui a survécu à une tentative d’homicide. Ses attaquants l’auraient laissé pour mort sur le site. Des témoins décrivent des dépouilles portant des marques évidentes de torture. Cette série de crimes génère une panique généralisée parmi la population locale.
Des structures civiles comme Justice ASBL critiquent gravement les carences sécuritaires observées. Maître Thimothe Mbuya, responsable de cette organisation, exhorte les pouvoirs publics nationaux et régionaux à identifier promptement les responsables et renforcer la défense des populations civiles.
Selon les représentants de la société civile, la ville connaît quotidiennement meurtres et incidents graves. Aucun jour ne s’écoule sans signalement de violence ou de perturbation majeure de l’ordre public, accentuant les craintes sécuritaires des résidents.



