
Un officier syrien a confirmé mercredi soir l’arrestation d’un chef local de l’organisation jihadiste dans la région damascène. Cette opération a bénéficié du soutien direct de la coalition internationale menée par Washington. Elle intervient environ dix jours après une attaque qui avait causé la mort de deux militaires américains et d’un interprète dans le centre du pays.
Le général Ahmad Al-Dalati, responsable de la sécurité intérieure de la province de Damas, a décrit les détails de l’intervention. Les unités spécialisées syriennes, travaillant en partenariat avec le service du renseignement général et les forces alliées, ont lancé une opération ciblée contre un bastion du groupe extrémiste situé dans le secteur d’al-Moadamiya. Plusieurs membres ont été appréhendés lors de cette mission de sécurité.
L’arrestation principale concerne Taha al-Zoubi, connu sous le pseudonyme d’Abou Omar Tabiya, qui dirigeait les opérations jihadistes à Damas. Selon les déclarations officielles, cette capture représente un revers majeur pour la structure organisationnelle locale du groupe terroriste. Le commandant syrien a souligné que cette action témoigne de la préparation croissante des services de sécurité face aux menaces régionales.
L’attaque du 13 décembre s’était avérée problématique pour le gouvernement de Damas. Un membre des forces de sécurité syriennes lui-même en était responsable, ce qui a compliqué les relations avec les États-Unis. Malgré cette situation délicate, Washington a mené des frappes aériennes contre les positions jihadistes, éliminant au moins cinq combattants selon des organisations indépendantes.
Les tensions demeurent très vives en Syrie, un an après la chute du régime précédent. Mercredi, des affrontements armés dans la province côtière de Lattaquié ont entraîné trois décès lors d’opérations des forces de sécurité. Cette région, bastion historique d’une minorité religieuse, reste particulièrement instable.



