
La police a mis la main sur Badiss Mohammed Bajjou à Tanger, mettant fin à une cavale qui durait depuis un certain temps. Ce jeune homme, âgé de 24 ans et possédant la double nationalité franco-marocaine, était activement recherché pour son implication présumée dans plusieurs affaires de rapts liés à des cryptomonnaies.
Les autorités françaises et marocaines ont travaillé en étroite collaboration pour localiser et arrêter Bajjou. Celui-ci était sous le coup d’une fiche rouge d’Interpol, accusé d’avoir orchestré divers actes criminels, dont “extorsion en bande organisée” et “enlèvement avec séquestration”, souvent dans un cadre de violences aggravées.
Parmi les accusations les plus graves à son encontre figure l’enlèvement de David Balland, cofondateur de Ledger. Cet incident, survenu fin janvier, a vu Balland et sa compagne retenus captifs pendant 48 heures, subissant des sévices avant d’être relâchés contre une rançon de plusieurs millions d’euros en cryptomonnaies.
Les autorités ont pu récupérer une grande partie des fonds extorqués lors de cette opération. Cependant, l’enquête reste ouverte, et plusieurs suspects sont déjà mis en examen. Bajjou, considéré comme le cerveau de ces opérations, agissait depuis le Maroc avec l’aide d’un complice encore en liberté.
Cette affaire a mis en lumière l’efficacité de la coopération judiciaire entre la France et le Maroc. Gérald Darmanin, ministre de la Justice, a exprimé sa satisfaction, soulignant que cette arrestation est un exemple probant de la lutte conjointe contre la criminalité organisée.



