
Aux Comores, le secteur des médias et ses représentants connaissent un moment de soulagement. Le Parlement a finalisé, vendredi 26 décembre, un débat crucial concernant la modernisation du Code de l’information. Une disposition contestée aurait permis aux juges de contraindre les journalistes à divulguer leurs sources. Les organes de presse considéraient cette mesure comme une menace directe à l’exercice libre de leur activité.
La majorité parlementaire s’est exprimée clairement sur cette question délicate. Sur les 33 députés présents, 31 ont approuvé la révision du Code de l’information dans son ensemble. L’article 169, jugé problématique, a été rejeté lors du scrutin. Cette décision confirme que les journalistes comoriens demeurent protégés par la loi du secret de leurs sources d’information.
Ahmed Bacar, qui dirige le Syndicat national des journalistes comoriens, a exprimé son contentement face à cette issue. Il a souligné que la protection des sources constitue un principe fondamental du journalisme. Selon lui, autoriser les exceptions, même limitées, risquait d’établir un précédent dangereux pour la profession dans le pays.
Le syndicaliste a expliqué les enjeux profonds de cette victoire législative. Sans confidentialité garantie, aucune personne n’accepterait de communiquer des informations sensibles aux journalistes. Cette mesure rejetée aurait gravement compromis la viabilité du journalisme aux Comores. L’absence de protection des sources menacerait directement la crédibilité et l’intégrité de la profession.
Bacar a remercié l’ensemble de ses confrères journalistes pour leur mobilisation ainsi que les parlementaires pour leur choix. Le rejet de l’article 169 représente une victoire pour la liberté de la presse. Cette décision préserve les fondements éthiques du métier et garantit aux citoyens une information transparente et responsable.



