
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a annoncé lundi que Moscou modifierait sa stratégie de négociation suite à une attaque de drones ukrainiens contre la datcha de Poutine. Cette résidence présidentielle, également appelée Valdai, se situe dans la région de Novgorod. Selon les autorités russes, l’attaque aurait eu lieu la nuit de lundi à mardi avec 91 drones de longue portée.
Lavrov a déclaré à l’agence Interfax que de telles actions resteraient sans réponse. Il n’a pas confirmé si le président Poutine se trouvait à la résidence lors de cette attaque présumée. Euronews n’a pas pu vérifier indépendamment ces accusations russes.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a immédiatement qualifié les accusations moscovites de mensonges de la Fédération de Russie. Il a souligné que cette déclaration était intervenue après une réunion avec Trump, suggérant que Moscou cherchait un prétexte suite aux progrès diplomatiques entre Kyiv et Washington.
Zelensky a affirmé que la Russie ne cherchait pas à terminer la guerre mais cherchait plutôt des justifications pour poursuivre le conflit. Il a expliqué que les autorités russes ne pourraient mettre fin à cette guerre que sous la pression. Les accusations russes pourraient servir de prélude à de nouvelles frappes contre des objectifs civils en Ukraine.
Le chef de l’État ukrainien a alerté sur le risque de bombardements futurs visant la capitale Kyiv et les bâtiments gouvernementaux importants. Il a interprété les propos du ministre russe comme une menace directe et a appelé à la vigilance généralisée face aux possibles attaques imminentes contre les installations civiles stratégiques.



