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La mort du psychologue nîmois Salah Bouabdallah, confessée par son propre fils, révèle des détails troublants sur cette affaire

Annabelle Chesnu

Un psychologue de cinquante-cinq ans, disparu depuis une semaine à Nîmes, a été retrouvé décédé dimanche dans le jardin familial. Son fils, âgé de vingt-sept ans, s’est présenté au commissariat pour avouer le meurtre de son père. Les autorités enquêtent actuellement sur les circonstances exactes de cette tragédie familiale.

La disparition du professionnel de la santé mentale avait été signalée à la police le vingt-trois décembre. Un avis de recherche avait été largement partagé sur les réseaux sociaux. Lors d’une battue citoyenne organisée dimanche, le fils a confié à son oncle avoir commis l’acte. L’oncle a convaincu le jeune homme de se rendre volontairement aux autorités plutôt que d’attendre une arrestation.

Selon la procureure de Nîmes, le fils a déclaré que le meurtre résultait d’un « différend familial » et serait involontaire, causé par des coups échangés lors d’une dispute. Il a reconnu avoir dissimulé le corps au domicile où il résidait avec son père. L’autopsie a confirmé que la victime est décédée des suites de violences.

Le corps a été découvert enterré dans la partie arrière du jardin, vêtu et reposant directement sur le sol. La garde à vue du suspect s’est poursuivie lundi soir pour clarifier tous les détails des événements. Les enquêteurs travaillent à reconstituer la chronologie exacte des faits.

Une marche blanche s’est déroulée lundi après-midi dans le centre-ville de Nîmes, avec environ soixante personnes rendant hommage au psychologue. Les patients et connaissances du défunt ont exprimé leur choc et leur incompréhension face à cette affaire. L’un de ses patients a décrit un professionnel à l’écoute et bienveillant, regrettant la perte d’une relation thérapeutique prometteuse.

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