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Les violences et l’extrémisme au sein d’une unité militaire allemande suscitent l’indignation du gouvernement

Annabelle Chesnu

Au sein du régiment de parachutistes 26 stationné à Zweibrücken, en Allemagne du Sud, des enquêtes visent plusieurs dizaines de militaires pour des faits graves incluant violences, comportements sexistes, consommation de stupéfiants et affichage de symboles extrémistes. Le gouvernement allemand a fermement condamné ces actes le 29 décembre en les qualifiant d’inacceptables.

Les investigations ont été déclenchées suite au signalement de deux femmes soldates en juin dernier. Selon la presse locale, les dossiers concernent des incidents d’extrême droite, du matériel antisémite ainsi que des rituels violents perpétués au sein de l’unité. Environ une vingtaine de parachutistes ont déjà été exclus de l’armée.

La réaction institutionnelle a été rapide et sévère : 55 suspects font l’objet d’enquêtes formelles tandis que 19 militaires sont visés par des procédures de licenciement. Le commandant du régiment a été remplacé à titre de mesure administrative. Au total, trois exclusions ont déjà pris effet.

Sur le plan judiciaire, 16 dossiers ont été transmis au parquet et des poursuites préliminaires ont été ouvertes dans 20 affaires additionnelles. Des sanctions disciplinaires internes ont également frappé seize militaires. Le parquet de Zweibrücken enquête notamment sur des violations présumées des lois relatives aux stupéfiants et au cannabis, ainsi que sur des accusations d’incitation à la haine.

Un porte-parole de la Bundeswehr a souligné que l’extrémisme de droite et les comportements sexuels inappropriés constituent une atteinte grave aux droits des personnes. Ces incidents, jugés inacceptables, risquent également de porter préjudice à la réputation institutionnelle de l’armée allemande dans son ensemble, selon les autorités militaires.

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