
Pékin a déclaré mercredi que ses opérations militaires de grande envergure menées autour de Taïwan avaient atteint leurs objectifs. L’Armée populaire de libération a achevé avec succès l’exercice « Mission Justice 2025 », selon un communiqué officiel du Commandement du théâtre oriental. Les manœuvres, débutées lundi, incluaient des tirs réels simulant un blocus des ports stratégiques taïwanais et des attaques contre des cibles en mer.
Le porte-parole militaire a précisé que les soldats intensifieraient leur préparation pour contrer les mouvements indépendantistes et toute ingérence internationale. Cette déclaration intervient alors que les garde-côtes taïwanais confirmaient le début du retrait des navires chinois stationnés aux alentours de l’île. Des dizaines de chasseurs, destroyers et patrouilleurs avaient encerclé Taïwan lundi et mardi dans ce contexte d’exercices sans précédent.
Taipei a immédiatement dénoncé ces deux jours de démonstration de force comme une atteinte majeure à la sécurité régionale et à l’ordre international établi. La Chine réclame depuis longtemps l’île qu’elle n’a jamais gouvernée, la considérant comme partie intégrante de son territoire et menaçant d’user de la force militaire pour en prendre possession.
La communauté internationale a unanimement critiqué cette escalade. Le Japon a alerté sur l’aggravation des tensions régionales, tandis que l’Australie a qualifié les manœuvres de déstabilisantes. L’Union européenne, la France et l’Allemagne ont exprimé leur inquiétude concernant le maintien de la stabilité. Les Philippines ont également manifesté leur profonde préoccupation face à une situation menaçant la paix régionale.
Face à ces critiques, Pékin a rejeté les reproches des nations occidentales, les qualifiant d’irresponsables. Le ministère chinois des Affaires étrangères a accusé ces pays de fermer les yeux sur les forces séparatistes taïwanaises cherchant l’indépendance par la force, affirmant que la Chine agissait légalement pour préserver sa souveraineté nationale.



