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Les autorités américaines confirment l’élimination de trois individus lors de récentes opérations contre des embarcations présumées de trafic de stupéfiants

Aliou Sembène

Les autorités américaines ont déclaré, le 31 décembre, avoir lancé une nouvelle opération militaire contre des embarcations soupçonnées de trafic de stupéfiants. Trois navires ont été ciblés et au moins trois personnes ont perdu la vie lors de ces opérations dans une zone non divulguée.

Le Southcom, commandement militaire américain responsable de l’Amérique latine et des Caraïbes, a précisé que trois personnes ont été tuées lors de la première frappe. Les équipages des deux autres bâtiments ont pu s’échapper en abandonnant leurs navires, qui ont été coulés dans les attaques subséquentes.

Cette nouvelle série de frappes s’inscrit dans une campagne plus large lancée en septembre. Le bilan total des décès annoncés atteint désormais 110 personnes, incluant les opérations conduites mardi dernier dans les Caraïbes et le Pacifique.

L’administration Trump intensifie sa pression sur le Venezuela, accusant le président Nicolas Maduro de diriger un vaste réseau de narcotrafic. Maduro rejette ces accusations et dénonce une tentative américaine de déstabilisation visant à contrôler les ressources pétrolières du pays. Le Southcom a mentionné l’exécution d’une opération de sauvetage après les frappes, ce qui reste exceptionnel dans le contexte de cette campagne.

Lundi, le président américain a affirmé que les États-Unis avaient détruit une infrastructure portuaire utilisée par des trafiquants au Venezuela, marquant possiblement la première opération terrestre de cette campagne militaire. La légalité de ces interventions suscite des questionnements importants. Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme a appelé Washington à enquêter sur le respect du droit international, pointant des indices suggérant des exécutions extrajudiciaires.

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