International

Les organisations humanitaires palestiniennes font face à des restrictions croissantes imposées par les autorités israéliennes

Hamza Chouraqui

Trente-sept organisations humanitaires internationales ont vu leur accréditation révoquée le 1er janvier. Israël menace d’interdire complètement leurs activités en Palestine occupée, à Gaza et en Cisjordanie, à compter du 1er mars. Cette mesure vise à contrôler le personnel et restreindre la liberté d’expression. Parmi les organisations affectées figurent Handicap International, Médecins sans frontières, Médecins du Monde, Mercy Corps, Care et Action contre la faim.

Les agences humanitaires et les organismes des Nations unies dénoncent fermement cette décision. Ils craignent des conséquences humaines catastrophiques, notamment à Gaza où plus de deux millions de personnes vivent dans des conditions extrêmement difficiles. L’interdiction des ONG risque de compromettre les progrès fragiles réalisés pendant le cessez-le-feu.

Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme a qualifié cette suspension de scandaleuse. Il souligne que cette mesure intervient à un moment critique, l’hiver aggravant déjà les souffrances des familles palestiniennes. L’insécurité alimentaire aiguë persiste, et les besoins en aide vitale demeurent pressants.

Les responsables des principales agences onusiennes avertissent que les enfants, les femmes et les hommes vulnérables subiront des conséquences dévastatrices. La suspension risque de désorganiser les opérations de secours humanitaire dans une région déjà fragilisée. Les travailleurs humanitaires ne pourront plus accéder aux populations qui en ont le plus besoin.

Cette réglementation soulève des questions fondamentales concernant le droit d’accès humanitaire. Elle restreint également la capacité des organisations internationales à documenter et signaler les situations sur le terrain. Les ONG dénoncent une entrave majeure à leurs missions de secours.

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