
Une catastrophe a frappé la station de ski suisse de Crans-Montana lors des célébrations du Nouvel An. Plusieurs dizaines de personnes présumées mortes dans un incendie qui s’est déclaré dans un bar bondé de touristes. Les autorités valaisannes ont immédiatement mobilisé d’importantes forces de secours pour intervenir sur les lieux et porter assistance aux victimes.
L’incendie s’est produit aux alentours de 1h30 du matin dans l’établissement Le Constellation, situé en rez-de-chaussée et sous-sol. Selon les premiers éléments, des engins pyrotechniques posés sur des bouteilles de champagne auraient déclenché le sinistre. Les flames se sont propagées avec une extrême rapidité, provoquant des scènes de panique parmi les environ 200 personnes présentes dans les lieux.
Les bilans provisoires font état d’un lourd bilan humain. Les médias locaux évoquent environ 40 décès et 100 blessés, bien qu’aucun chiffre officiel précis n’ait été confirmé à ce stade. Le ministère français des Affaires étrangères rapporte que deux ressortissants français figurent parmi les blessés et ont été pris en charge par les secours.
La procureure générale du canton du Valais, Béatrice Pilloud, privilégie la piste d’un incendie accidentel plutôt que criminel. Les enquêteurs poursuivent leurs investigations pour déterminer les circonstances exactes du drame. Des hélicoptères continuaient leurs rotations plusieurs heures après le début de la catastrophe pour transporter les blessés.
Les services d’urgence du principal hôpital du Valais étant submergés, des patients ont été évacués vers différents établissements hospitaliers suisses. Plus de douze blessés ont été transportés à Zurich, tandis que d’autres ont été dirigés vers Lausanne et Genève. L’Italie a également proposé ses ressources spécialisées dans le traitement des grands brûlés.
Un centre d’accueil a été établi pour les familles en recherche de proches. L’identification des victimes reste en cours et les autorités mobilisent plusieurs centaines de personnes pour les secours, les soins et les investigations. Le président suisse Guy Parmelin a qualifié cette tragédie de moment d’affliction nationale et internationale.



