Un homme a comparu ce vendredi devant le tribunal d’Aix-en-Provence pour avoir commandé une poupée sexuelle d’apparence enfantine. Ce procès représente l’un des premiers jugements visant un acquéreur depuis que la controverse a éclaté suite à la découverte de tels objets sur des plateformes numériques chinoises.
Il y a deux mois, des agents d’une entreprise de transport ont signalé à la gendarmerie la présence d’une poupée à caractère pédopornographique découverte dans un colis en provenance de Chine. Le destinataire, un homme déjà poursuivi pour agression sexuelle, a reconnu l’avoir commandée à titre personnel. Les autorités ont demandé son placement sous surveillance judiciaire.
La haut-commissaire à l’enfance a critiqué sévèrement cette acquisition, déclarant que ces objets alimentent les pulsions criminelles pédophiles. L’homme âgé de 56 ans avait passé commande via Hydoll.fr, un site appartenant à une société hongkongaise proposant régulièrement des modèles à traits enfantins.
La loi française qualifie ces poupées de diffusion d’image pornographique de mineur, infraction punissable de cinq années d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende. Le site demeure accessible légalement en France et continue commercialisant largement ces articles. Une première vague d’interpellations a suivi, impliquant environ vingt suspects ayant effectué des achats sur les plateformes Shein et AliExpress.
En décembre, un homme de 41 ans a été condamné à Tarbes à deux ans de prison sans suspension et à des traitements obligatoires. Au-delà de la possession d’objets pédopornographiques, il a été reconnu coupable d’agression sexuelle contre une fillette de huit ans, actes qu’il avait d’abord contestés avant de les admettre en garde à vue. En 2023, un autre homme avait reçu trois mois de prison avec sursis et obligation thérapeutique pour acquisition similaire réalisée sur Amazon.



