
Une ancienne otage israélienne du Hamas a révélé lors d’interviews télévisées avoir subi plusieurs agressions sexuelles durant sa captivité à Gaza. Romi Gonen, âgée de 25 ans, a déclaré publiquement ces faits avec une rare clarté, affirmant que personne ne pourrait plus la faire taire. Elle a décrit des violences perpétrées par quatre hommes différents présentant des niveaux de gravité variables.
Sans prononcer explicitement le mot viol, la jeune femme en décrit les circonstances avec précision. Elle raconte comment ses agresseurs lui intimaient l’ordre de garder le silence, utilisant menaces et intimidation. Plusieurs autres captifs ont également signalé des violences sexuelles durant leur détention, tandis que le Hamas a systématiquement nié ces accusations.
L’une de ses agressons a durée près de trente minutes, selon son témoignage. Gonen se souvient d’avoir pensé que tout Israël la croyait morte, alors qu’elle allait devenir l’esclave d’un homme. Elle décrit aussi un moment où son bourreau l’a menacée d’une arme à feu à la tempe en l’interdisant de révéler ces faits à quiconque.
Romi Gonen a été enlevée le 7 octobre 2023 lors d’une attaque du Hamas au festival musical de Nova près de Gaza. Elle a été libérée en janvier 2025 après plusieurs mois de captivité dans le territoire palestinien. Parmi les 251 personnes enlevées ce jour-là, toutes ont désormais été remises à Israël.
Durante sa detention, Gonen a rencontré celui qui s’avérera être Ezzedine Al-Haddad, commandant de la brigade Nord du Hamas, qui lui avait promis une libération rapide sans tenir parole. Amnesty International a récemment accusé le Hamas et d’autres groupes palestiniens de crimes contre l’humanité incluant torture et violences sexuelles.



