International

En Iran, le régime des mollahs intensifie les exécutions capitales dans l’indifférence internationale totale

Baptiste Lacomme

En Iran, le régime intensifie sa répression judiciaire depuis le conflit de décembre 2024. Les exécutions ont explosé, passant de 853 en 2023 à 1 922 en 2025, selon les données de l’organisation indépendante HRANA. D’autres sources confirment cette tendance alarmante : Iran Human Rights rapporte au minimum 1 500 décès, tandis qu’Amnesty International en dénombre plus de 1 000 entre janvier et septembre.

Les autorités ont transformé la peine capitale en instrument de contrôle politique systématique. Les acteurs des droits humains décrivent cette situation comme un massacre clandestin dans les prisons iraniennes. Ces chiffres révèlent l’ampleur du phénomène que les résidents de Téhéran, absorbés par la crise actuelle, perçoivent rarement.

Les condamnations à mort ciblent diverses infractions, dont une part importante relève de la répression politique directe. Cette augmentation spectaculaire traduit une stratégie d’État pour écraser toute dissidence et maintenir le contrôle social par la terreur judiciaire.

Les comparaisons internationales illustrent la gravité du phénomène. Aucune démocratie occidentale ne connaît une telle escalade d’exécutions capitales, établissant l’Iran parmi les États utilisant le plus intensément cette forme de châtiment dans le monde contemporain.

La communauté internationale reste largement divisée sur les réponses appropriées, tandis que les organisations de défense des droits de l’homme dénoncent régulièrement ces pratiques comme incompatibles avec les normes universelles de justice.

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