
Le général Assimi Goïta, chef de la junte malienne, a annoncé lors de ses vœux du Nouvel An la tenue en avril de consultations destinées à réviser la Charte des partis politiques. Cette révision vise à redéfinir les conditions de fonctionnement des partis, suspendus depuis mai 2025 dans le pays.
Un comité d’organisation sera constitué pour préparer ces discussions. Les autorités maliennes désigneront le président du comité et les participants aux consultations prévues. Les débats porteront notamment sur le nombre de formations politiques autorisées et leurs prérogatives respectives au sein du système démocratique malien.
Les militaires justifient cette interdiction des activités politiques par des impératifs d’ordre public et de sécurité. Cette décision s’inscrit dans le cadre des recommandations issues des assises nationales visant à établir un nouveau cadre institutionnel multipartite au Mali.
L’ancienne classe politique malienne n’a pas encore réagi publiquement à cette annonce. Des responsables politiques en exil expriment cependant des doutes sur le caractère inclusif des consultations envisagées. En juin 2024, onze responsables politiques ont été interpellés à Bamako durant une réunion privée et inculpés de tentative d’atteinte à la sûreté de l’État, avant leur libération ultérieure.
La transparence des futures consultations reste une préoccupation majeure pour les acteurs politiques externes au processus. Les modalités concrètes de révision de la Charte n’ont pas encore été précisées par les autorités de transition maliennes.



