
La région du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, connaît une escalade de violence continue. Trois villages ont subi une attaque des rebelles ADF durant la nuit du 1er au 2 janvier, faisant au moins 14 morts. Cet incident s’ajoute à une série d’assauts sanglants survenus quelques jours auparavant, qui avaient déjà causé des dizaines de décès.
Les Forces démocratiques alliées, originellement composées de rebelles ougandais, ont revendiqué leur allégeance à l’État islamique. Leur incursion a ciblé le territoire de Lubero, situé dans le nord-ouest de la province du Nord-Kivu, selon les informations militaires et locales. L’attaque a visé simultanément trois localités situées à proximité les unes des autres.
Les villages de Katanga, Maendeleo et Kilonge, distants d’environ sept kilomètres, ont été frappés conjointement. Macaire Sivikunula, chef de secteur local, a confirmé l’ampleur de l’incursion. Des échanges de tirs ont retenti pendant deux heures, semant une vive panique parmi les habitants. Au moins 13 habitations ont été incendiées durant l’opération.
Le porte-parole militaire de la région a précisé que le bilan comprenait douze civils et deux soldats congolais. Les forces armées congolaises et ougandaises poursuivent les assaillants. Cette offensive s’est déroulée alors que la population civile célébrait l’arrivée de la nouvelle année.
Depuis le milieu des années 1990, les ADF commettent des massacres répétés dans le nord-est congolais, malgré la présence militaire ougandaise aux côtés des forces congolaises. Une opération conjointe baptisée « Shujaa » a débuté fin 2021, sans résultat définitif jusqu’à présent dans l’éradication de cette menace.



