
En fin d’après-midi du vendredi 2 janvier, un tremblement de terre de magnitude 5,7 a secoué la région martiniquaise. L’Observatoire volcanologique et sismologique de l’île antillaise a confirmé cet événement. Le foyer sismique s’est situé dans l’océan Atlantique, précisément à 59 kilomètres au nord-est de Trinité, à une profondeur de 32 kilomètres. La secousse, survenue à 17h48 heure locale, a provoqué des vibrations largement perceptibles selon les signalements des habitants diffusés sur les réseaux sociaux et par les médias régionaux.
Les autorités de secours ont relevé une absence totale d’appels d’urgence suite à cet événement géophysique. Cependant, le tremblement a causé un phénomène géologique notable : un éboulement rocheux au Prêcheur, particulièrement dans le secteur de l’Anse Belleville, a été documenté par les médias locaux.
Jérôme Vergne, directeur de l’observatoire martiniquais, a qualifié cette secousse de « séisme fort » en raison de sa proximité. Il a expliqué que ce phénomène résulte de l’interaction entre deux plaques tectoniques majeures : la plaque nord-américaine et la plaque caribéenne. Ces deux formations géologiques se rapprochent graduellement à un rythme de deux centimètres annuels, créant des tensions responsables des tremblements terrestres régionaux.
Des témoignages transmis au Bureau central sismologique français indiquent que les vibrations ont également été détectées en Guadeloupe. Cette propagation du phénomène sismique illustre l’étendue de l’onde de choc générée par l’événement.
Le contexte sismique des Antilles françaises reste préoccupant. En octobre précédent, un séisme d’intensité 6,5 avait affecté ces territoires ainsi que d’autres îles caribéennes. Selon les experts, la Martinique et la Guadeloupe constituent les zones françaises les plus exposées aux risques géosismiques.



