International

La colère monte chez les habitants de Crans-Montana suite à l’incendie qui a ravagé leur commune

Esteban Ortega

Deux jours après le sinistre qui a coûté la vie à au moins 40 personnes réunies pour le réveillon dans un établissement prisé de la station helvète de Crans-Montana, la frustration s’intensifie parmi les résidents locaux. Ces derniers exigent des clarifications suite à cette catastrophe ayant également provoqué près de 120 blessés, incluant 14 ressortissants français.

Les autorités judiciaires ont établi vendredi que les flammes ont jailli du plafond, alimentées par des bougies posées sur des récipients alcoolisés. La police a interrogé les gestionnaires du bar, sans les inculper pour le moment. Néanmoins, sur le terrain, les vacanciers de cette prestigieuse destination alpine expriment leur perplexité face aux circonstances du drame.

Danièle se recueille devant l’entrée du bar, dissimulée par des tissus blancs. Elle s’adresse aux familles endeuillées, affirmant que la communauté préservera leur souvenir. Elle réclame des réponses, arguant que de tels événements ne devraient pas survenir dans un pays comme la Suisse. Elle qualifie la situation de monstrueuse, fustigeant l’absence de protection pour ces jeunes rassemblés.

Philippe partage cette indignation. Il scrute les vidéos circulant en ligne montrant comment les bougies ont enflammé la structure intérieure. Il exprime confiance dans le système judiciaire helvétique pour tenir les responsables accountables. Originaire de Genève, il observe l’ambiance lugubre qui s’est emparée de la station, les vacanciers quittant les lieux en masse.

Nicola, un visiteur italien, demeure figé devant l’établissement sinistré. Ses enfants auraient dû y participer mais ont annulé leurs plans. Il ressent simultanément crainte et rage, questionnant les contrôles de sécurité effectués. Le propriétaire a déclaré à la presse que son bar avait subi trois inspections en dix années et respectait les prescriptions.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page
Fermer