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Les explosions qui ont ravagé Caracas cette nuit témoignent de l’instabilité croissante dans la capitale vénézuélienne

Hamza Chouraqui

Pendant la nuit du 3 janvier, la capitale vénézuélienne a connu une série de violentes explosions accompagnées de bruits évoquant des survols aériens. Un journaliste de l’AFP a confirmé ces événements. Les images circulant sur les réseaux sociaux montrent d’importants incendies avec dégagements de fumée. L’agence Associated Press a dénombré au moins sept explosions, mentions également de vols à basse altitude dans le sud et l’est de Caracas.

Des témoins habitant près de l’aéroport et du port de la capitale ont signalé avoir entendu les déflagrations. D’autres explosions ont été perçues à Higuerote, localité distante d’environ cent kilomètres à l’est. Les habitants se sont massés aux fenêtres et terrasses pour comprendre la situation. Plusieurs secteurs ont subi des coupures d’électricité. Les secousses ont été ressenties sur des kilomètres sans permettre une localisation précise immédiate.

Le ministère vénézuélien des Affaires étrangères a accusé les États-Unis d’une « très grave agression militaire ». Les attaques auraient visé des zones civiles et militaires de Caracas ainsi que les États de Miranda, Aragua et La Guaira. Le président Nicolas Maduro a signé un décret déclarant l’état d’exception. Le gouvernement vénézuélien a appelé à une mobilisation nationale contre cette agression jugée impérialiste.

Ces événements interviennent dans un contexte de tensions croissantes. Donald Trump a déployé une flottille militaire dans les Caraïbes et évoqué des frappes terrestres possibles contre le Venezuela. Il avait affirmé que les jours de Maduro étaient « comptés ». Le président vénézuélien avait déclaré jeudi que le système de défense national garantissait l’intégrité territoriale et la paix du pays.

Le président colombien Gustavo Petro a réagi sur les réseaux sociaux, affirmant que Caracas était bombardée et appelant à une réunion immédiate de l’Organisation des États américains et de l’ONU. Lundi, Trump avait déclaré que les États-Unis avaient détruit un quai utilisé par des embarcations impliquées dans le trafic de drogue. Washington a ordonné de multiples opérations contre des navires de trafiquants présumés, causant plus de cent décès dans les Caraïbes et l’océan Pacifique. Les autorités vénézuéliennes n’ont pas encore commenté officiellement ces explosions.

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