
Emmanuel Macron a reconnu samedi que le régime autoritaire au Venezuela prenait fin, estimant que la population vénézuélienne peut se réjouir de cette situation. Le chef de l’État a souligné que Nicolas Maduro avait gravement endommagé la dignité nationale en confisquant le pouvoir et en supprimant les libertés fondamentales. Son entourage a précisé qu’une opération américaine avait destitué un dictateur, tout en insistant sur le respect du droit international pour l’avenir.
La gauche française s’est indignée face à cette prise de position présidentielle. Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, a dénoncé une violation du droit international et affirmé que Macron n’exprimait pas la voix de la France. Le Parti socialiste a critiqué une position jugée complaisante envers les États-Unis, tandis que le Parti communiste a accusé Macron de transformer la France en État vassal américain.
Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot avait adopté une position plus ferme en matin de journée, déclarant que l’opération américaine contrevient au droit international. Il a rappelé que nulle solution politique ne doit être imposée de l’extérieur et que les peuples décident seuls de leur destinée. Cette ligne ministérielle contrastait avec le ton plus conciliant du président.
Le président français prône une transition qui soit pacifique, démocratique et respectueuse du peuple vénézuélien. Il préconise qu’Edmundo Gonzalez Urrutia, candidat de l’opposition, conduise cette transition au plus tôt. Macron a échangé avec Donald Trump, le président argentin et le chef d’État brésilien pour coordonner les approches face à cette situation régionale complexe.
D’autres responsables politiques ont navigué cet enjeu délicat. Raphaël Glucksmann a condamné le dictateur tout en alertant sur l’émergence d’un monde sans droit international. Gabriel Attal a approuvé le départ du régime autoritaire mais reconnu que cela signale une domination croissante de la force brute. Marine Le Pen a jugé inacceptable toute violation de la souveraineté des États, quelle qu’en soit la justification.



