
Une mère suisse a annoncé le décès de son fils trois jours après l’incendie tragique survenu dans un bar de Crans-Montana. Arthur, âgé de 16 ans, figurait parmi les quarante victimes de ce sinistre qui s’est déclaré aux alentours d’une heure trente du matin le premier janvier. Laetitia Brodard-Sitre a partagé l’information douloureux sur les réseaux sociaux en recourant à des mots empreints de sérénité.
Sur sa page Facebook, la mère endeuillée a écrit que son fils était parti faire la fête au paradis. Elle a poursuivi en affirmant pouvoir désormais entamer son travail de deuil en sachant son enfant en paix. Ces paroles reflétaient l’acceptation difficile d’une réalité insupportable après des jours d’incertitude angoissante concernant le sort de l’adolescent disparu dans les flammes.
Le jeune garçon avait quitté ses proches pour célébrer la nouvelle année au bar Le Constellation, situé dans cette célèbre station de ski suisse. Quelques heures avant la catastrophe, il avait envoyé un message tendre à sa mère juste après minuit où il lui souhaitait une bonne année et exprimait son affection. À une heure vingt-huit, il partageait une vidéo montrant toute la groupe en train de festoyer, ignorant que la mort les attendait dans les minutes suivantes.
Le sinistre a fait un bilan humain considérable : quarante décès et cent quinze blessés au total. Parmi les victimes et blessés, on comptait des ressortissants de plusieurs nationalités incluant des Suisses, des Français, des Italiens ainsi que des ressortissants d’autres pays européens. Les autorités helvétiques ont proclamé une journée nationale de deuil fixée au neuf janvier pour rendre hommage aux victimes de cette tragédie.
Les enquêteurs ont ouvert une procédure pénale contre les deux propriétaires français du bar, un couple corse. Ils font face à des accusations d’homicide par imprudence, de blessures involontaires et d’incendie criminel. Des bougies allumées disposées sur des bouteilles auraient potentiellement provoqué l’embrasement. De plus, les témoins ont signalé la présence de mousse acoustique au plafond du sous-sol, matériau susceptible d’avoir amplifié la propagation rapide et généralisée des flammes.



