
Face à l’avancée militaire russe, l’Ukraine a lancé vendredi des opérations d’évacuation massives. Plus de 3 000 enfants et parents quittent les régions menacées de Zaporijjia et de Dnipro situés en première ligne. Le ministre ukrainien de la Restauration a confirmé cette décision dictée par les conditions sécuritaires critiques touchant ces 44 localités exposées au conflit.
Les mouvements de population s’étendent au-delà de ces deux régions. Tchernihiv, dans le nord aux frontières du Bélarus, connaît également des évacuations en raison des bombardements constants. Depuis juin, 150 000 personnes ont été déplacées vers des zones plus sûres, incluant environ 18 000 enfants et plus de 5 000 personnes en situation de handicap.
Samedi matin, Zaporijjia a subi l’une de ses attaques de drones les plus intenses de ces derniers mois. Au moins neuf drones ont frappé la ville, endomageant des dizaines d’habitations et diverses infrastructures civiles. Les autorités régionales n’ont pas signalé de pertes humaines malgré cette violence aérienne. Dans la même nuit, la Russie a déployé 116 drones à longue portée, dont 86 ont été neutralisés par la défense aérienne.
Les progrès russes au sol se sont accélérés considérablement. L’armée moscovite a annexé plus de 5 600 kilomètres carrés en 2025, surpassant les deux années précédentes réunies. Cependant, ce bilan reste très inférieur aux plus de 60 000 kilomètres carrés conquis lors de la première année d’invasion en 2022. Les forces ukrainiennes, numériquement affaiblies et sous-équipées, font face à une pression croissante.
Kyiv organise samedi une rencontre regroupant conseillers en sécurité d’une quinzaine de pays alliés, l’Union européenne et l’OTAN. Le président Zelensky affirme qu’un accord de paix américain est élaboré à 90 pour cent. Un sommet de la coalition dirigeante doit se tenir en France la semaine suivante pour poursuivre les négociations après près de quatre ans de conflit.



