Trois jours après le sinistre survenu dans un établissement nocturne de Crans-Montana, les autorités suisses poursuivent l’identification des victimes du tragique événement qui a provoqué 40 décès et 119 blessés. Une messe commémorative s’est déroulée dimanche 4 janvier dans la chapelle de cette station de ski, rassemblant plusieurs centaines de personnes venues rendre hommage aux disparus.
À ce stade des investigations, 24 victimes ont été formellement identifiées par les autorités du canton du Valais. Parmi elles figurent des citoyens suisses âgés de 14 à 31 ans, ainsi que des ressortissants étrangers provenant d’Italie, de Roumanie, de Turquie et d’autres pays. Un ressortissant français de 39 ans figure parmi les décédés, confirmant ainsi la participation de citoyens français au drame. Les services de santé français soignent actuellement 23 blessés français dans des centres spécialisés pour les grands brûlés.
Vendredi précédent, les autorités avaient communiqué que 113 des 119 personnes blessées avaient été identifiées. Les victimes proviennent de nombreux pays européens et du monde, nécessitant des transferts hospitaliers vers la France, la Belgique, l’Allemagne et l’Italie. Les investigations continuent simultanément pour établir les circonstances du sinistre et déterminer les responsabilités. Une enquête pénale a été ouverte contre les deux gérants français de l’établissement.
La cérémonie religieuse de dimanche, suivie d’une marche silencieuse, a mobilisé plus d’un millier de personnes braving les conditions climatiques hivernales. Les officiants ont exprimé leur compassion face à cette tragédie, encourageant particulièrement les jeunes présents à extérioriser leur souffrance. Les représentants religieux ont appelé à ne pas détourner le regard face à l’indicible et à manifester solidarité et proximité auprès des endeuillés.
Le recueillement s’est intensifié quand les sapeurs pompiers se sont dirigés vers les ruines de l’établissement, déposant fleurs et peluches en mémoire des victimes. L’atmosphère reflétait le début d’un long processus de deuil collectif, les survivants et proches restant pour la plupart silencieux. D’autres cérémonies officielles sont prévues, notamment un hommage national prévu pour le vendredi 9 janvier.



