
L’univers du hip-hop français perd l’une de ses figures majeures. Calbony Mboni, dit Calbo, s’est éteint à 52 ans. Fondateur du groupe légendaire Ärsenik aux côtés de son frère Lino en 1992, il laisse derrière lui un héritage artistique considérable dans la culture rap française des années 1990.
Originaires du Congo et établis à Villiers-le-Bel en Val-d’Oise, les deux frères ont marqué profondément la scène musicale française. Au-delà d’Ärsenik, ils ont participé aux collectifs Bisso na Bisso et surtout au fameux Secteur Ä, qui rassemblait les meilleures talents du rap français de l’époque. Cette formation réunissait notamment les Neg’Marrons, Passi, Doc Gynéco et Stomy Bugsy.
L’album « Quelques gouttes suffisent » de 1998 reste un monument du hip-hop français. Disque d’or l’année suivante, ce projet incarnait la richesse créative d’un âge d’or où le rap français rivalisait avec les plus grands. Des titres comme Sexe, pouvoir et biftons, Boxe avec les mots et Affaires de famille, en collaboration avec Doc Gynéco, ont marqué les esprits par leur pertinence et leur production impeccable.
Stomy Bugsy, ancien compagnon de route, a rendu hommage au disparu. « Calbo restera à jamais dans les cœurs, les mémoires et les sourires », a-t-il déclaré, soulignant l’impact durable de ce pionnier du hip-hop. Son influence transcende les générations de rappeurs qui ont suivi.
La famille du rappeur a demandé de la bienveillance et du respect durant cette période difficile. Calbo est décédé suite à une longue maladie. Ses proches appellent au recueillement tant envers sa mémoire qu’envers celle de ses proches dans cette épreuve.



