
Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères a confirmé dimanche que huit ressortissants français ont péri dans l’incendie d’un bar à Crans-Montana, en Suisse, survenu le soir du Réveillon. Un autre Français demeure porté disparu. Le drame s’est produit dans l’établissement situé en sous-sol, où se trouvaient des clients venus célébrer la nouvelle année.
Lors de son intervention sur BFMTV, Pascal Confavreux, représentant du Quai d’Orsay, a indiqué que le bilan des victimes s’est aggravé depuis les premières annonces. Les autorités suisses avaient d’abord signalé un premier décès français, celui d’un homme âgé de 39 ans. Le ministère des Affaires étrangères a ensuite actualisé ce chiffre au cours de la journée du dimanche 4 janvier.
Outre les morts, 23 Français ont été blessés dans cet incendie. Ces blessés ont reçu des soins médicaux et certains ont pu quitter les hôpitaux suisses. Dix-sept ressortissants d’autres nationalités ont également été admis dans des établissements hospitaliers français. Le Quai d’Orsay a précisé qu’un transfert supplémentaire d’une personne blessée était en cours, portant ainsi le total des transferts vers la France à dix-huit personnes.
Les investigations menées après le sinistre ont révélé que des bougies décoratives placées sur des bouteilles de champagne auraient déclenché l’incendie. Ces bougies étaient situées trop près du plafond du sous-sol du bar. Les témoignages recueillis soutiennent cette version des faits comme cause probable du drame.
Une enquête pénale a été ouverte contre les deux propriétaires français du bar. Ils sont soupçonnés d’homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence. Les autorités suisses examinent les circonstances exactes de la catastrophe et la responsabilité des gérants concernant les mesures de sécurité insuffisantes.



