
Quatre jours après la tragédie, les autorités suisses ont finalisé l’identification des quarante victimes du sinistre survenu au bar Le Constellation à Crans-Montana. Vingt-et-un Suisses et dix-neuf étrangers ont péri dans cet incendie, dont la moitié était mineure. Les deux décédés les plus jeunes étaient une Suisse et un Français, tous deux âgés de quatorze ans.
Au-delà des frontières, le bilan s’est avéré lourd pour plusieurs nations. Huit victimes françaises supplémentaires sont décédées, incluant deux femmes respectivement âgées de vingt-six et trente-trois ans, une Franco-suisse de vingt-quatre ans, une jeune fille franco-israélo-britannique de quinze ans, et cinq hommes de dix-sept à trente-neuf ans. Six Italiens de quinze à seize ans, une Belge de dix-sept ans, une Portugaise de vingt-deux ans, un Roumain et un Turc, tous deux dix-huit ans, complètent cette liste de deuil international.
L’enquête s’est concentrée sur le couple français propriétaire de l’établissement. Jacques et Jessica Moretti sont soupçonnés d’homicide par négligence ainsi que de lésions corporelles et d’incendie par négligence. Les autorités du Valais n’ont imposé aucune mesure restrictive, estimant qu’aucun risque de fuite ne justifiait cette action. L’investigation doit déterminer d’autres responsabilités potentielles et les circonstances précises du sinistre.
Selon les premiers éléments d’enquête, des bougies enflammées posées sur des bouteilles auraient déclenché l’incendie en embrasant les mousses isolantes du plafond. Les témoins décrivent un feu qui s’est propagé avec une rapidité remarquable, accompagné d’une importante production de fumée et d’une vague de chaleur intense. Les autorités examineront maintenant la conformité des travaux effectués, les matériaux employés, les issues de secours et le respect des normes incendie applicables.
Dimanche, plusieurs centaines de personnes se sont recueillies silencieusement dans les rues alpines, déposant fleurs et peluches sur un mémorial improvisé près du bar. Cathy Premer, mère d’une adolescente présente cette nuit-là, a exprimé l’incompréhension devant cette tragédie transformant un moment festif du Nouvel An en catastrophe. Laetitia Brodard, mère d’Arthur, seize ans, a trouvé du réconfort en déclarant que son fils « repose en paix et dans la lumière ».



