La police du canton du Valais a confirmé l’identification complète des 40 personnes décédées dans l’incendie du bar Le Constellation à Crans-Montana lors de la nuit du Nouvel An. Les familles ont été informées des résultats de cette longue procédure d’identification. Parmi les victimes figurent 21 Suisses, neuf Français et six Italiens, ainsi que des ressortissants belge, portugais, turc et roumain.
Le bilan des blessés a été révisé et ramené à 116 personnes. Les autorités ont corrigé le nombre initial de 119 après déterminer que trois personnes admises aux urgences avaient été erronément associées à l’événement. Ces blessés proviennent de multiples pays et incluent des Suisses, Français, Italiens, Serbes, Polonais et autres nationalités. Actuellement, 83 des blessés demeurent hospitalisés et nécessitent des soins continus.
L’aspect le plus frappant de cette tragédie concerne l’extrême jeunesse des victimes. Une victime avait 14 ans, deux autres 15 ans et sept en avaient 16 ans. La majorité oscillait entre 17 et 24 ans, à l’exception d’un Français âgé de 39 ans. Cette concentration dramatique de jeunes vies perdues a suscité une émotion profonde en Suisse et provoqué l’organisation de cellules psychologiques dans plusieurs établissements scolaires de la région.
Un jour de deuil national a été déclaré pour le vendredi 9 janvier, accompagné d’une cérémonie d’hommage à Crans-Montana. L’ambassadeur italien a déclaré que cette tragédie aurait pu être évitée par une meilleure prévention. Plusieurs questions demeurent sans réponse concernant la conformité des installations, la propagation rapide du feu et les raisons pour lesquelles des adolescents accédaient à l’établissement.
L’enquête en cours porte sur les responsabilités des propriétaires du bar, Jacques et Jessica Moretti, qui font l’objet d’investigations pour homicide par négligence et incendie par négligence. La commune de Crans-Montana s’est constituée partie civile pour contribuer à l’établissement complet des faits. Les Moretti n’ont pas été emprisonnés ni assignés à résidence, ce qui a provoqué des réactions d’étonnement.



