France

Comment François Mitterrand a usé du veto français à l’ONU pour bloquer la condamnation de l’intervention militaire américaine au Panama ?

Esteban Ortega

La situation actuelle du Venezuela, marquée par l’arrestation de Nicolás Maduro, rappelle un précédent historique remontant à 1989. À cette époque, l’armée américaine avait envahi le Panama pour renverser le président Manuel Noriega, une intervention que la France avait soutenue diplomatiquement.

Emmanuel Macron a d’abord affiché une certaine réserve face à l’intervention américaine au Venezuela. Le samedi, il s’était contenté de prendre acte de la fin de la dictature Maduro, sans critiquer explicitement la méthode employée. Ce n’est que le lundi qu’il a finalement condamné la stratégie de Washington, sous la pression croissante de l’opposition politique.

Cette position présidentielle a provoqué une vive réaction des partis de gauche français. Jean-Luc Mélenchon, Olivier Faure et Fabien Roussel ont tous dénoncé une France alignée sur les intérêts américains. L’ancien ministre des affaires étrangères Dominique de Villepin a également critiqué vivement cette attitude perçue comme une soumission.

Les critiques portaient sur le fait que la France semblait cautionner les coups de force unilatéraux des États-Unis. L’opposition reprochait à Macron de réduire la France au rôle de vassal américain, plutôt que de défendre une position indépendante et critique face aux interventions militaires.

Cet épisode illustre un enjeu plus large : la capacité d’une nation à maintenir son autonomie diplomatique face aux puissances dominantes. La comparaison avec l’invasion du Panama en 1989 montre comment certains modèles interventionnistes se perpétuent et comment les positions nationales face à ces interventions restent complexes et controversées.

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