
Nicolas Maduro reste emprisonné à New York après son arrestation samedi lors d’une opération militaire américaine spectaculaire. Le président vénézuélien déchu a comparu devant un tribunal fédéral lundi, plaidant non coupable des accusations de trafic de drogue et de narcoterrorisme. Sa prochaine audience est fixée au 17 mars. Maduro a réaffirmé être le président légitime du Venezuela malgré sa détention.
Delcy Rodríguez, ancienne vice-présidente, a prêté serment comme présidente par intérim devant l’Assemblée nationale. Elle a exprimé son désir d’établir une relation équilibrée et respectueuse avec Washington. Une commission de haut niveau a été créée pour œuvrer à la libération de Maduro et de son épouse Cilia Flores, également arrêtées lors du raid américain.
Donald Trump a déclaré que les États-Unis contrôlaient désormais le Venezuela et affirmé que l’exploitation des réserves pétrolières par des compagnies américaines commencerait sous peu. Il a écarté toute élection rapide, estimant que le pays devait d’abord être redressé. Trump a également averti qu’une nouvelle intervention militaire restait possible si la coopération avec Washington cessait.
La communauté internationale a exprimé des réactions contrastées. L’Union européenne a appelé au respect de la volonté populaire vénézuélienne, tandis que la Chine et l’Iran ont condamné l’opération comme violation du droit international. Plusieurs pays ont soulevé des questions sur la légalité de cet enlèvement d’un chef d’État étranger sans autorisation du Congrès américain.
Des manifestations se sont déroulées à Caracas en soutien à Maduro. Au moins 16 pétroliers sanctionnés ont quitté les eaux vénézuéliennes transportant environ 12 millions de barils de pétrole. Les obligations souveraines vénézuéliennes, en défaut depuis 2017, ont fortement progressé après l’arrestation, les marchés anticipant une restructuration majeure de la dette du pays.



