
En Bolivie, des milliers de travailleurs ont manifesté contre l’abolition des subventions aux carburants décidée par le président Rodrigo Paz en décembre. Cette marche, qui a duré trois jours, s’est achevée dans les rues de La Paz où les protestataires exprimaient leur mécontentement face à cette mesure gouvernementale.
La suppression des aides financières pour l’essence et le diesel a provoqué un doublement immédiat des prix à la pompe. Cette hausse drastique entraîne des conséquences directes sur le coût du transport et de l’alimentation, pénalisant davantage les ménages boliviens. Les craintes d’une inflation accélérée s’intensifient dans un contexte économique déjà fragilisé.
La situation économique du pays s’était détériorée progressivement en raison de la vente à perte de carburants importés. Cette pratique a considérablement réduit les réserves de devises étrangères, plongeant la Bolivie dans sa pire crise économique depuis plusieurs décennies. Les manifestants redoutent que les mesures actuelles n’aggravent encore cette situation critique.
À l’approche du centre urbain, les forces de l’ordre ont dispersé la foule à l’aide de gaz lacrymogènes pour empêcher l’accès à la place principale. Les autorités ont arrêté douze personnes, certaines soupçonnées de détenir des explosifs. La tension s’est cristallisée entre les manifestants et le dispositif policier.
Des négociations ont été engagées entre les représentants des syndicats et l’exécutif, mais elles se sont interrompues sans résultat concluant. Les responsables de la protestation avertissent que des blocages routiers pourraient survenir si le décret présidentiel n’était pas annulé dans les délais impartis.



