
Près d’une semaine après la catastrophe du bar Le Constellation à Crans-Montana, qui a fait 40 morts et 116 blessés, les enquêteurs explorent une piste troublante: une succession de négligences aurait pu éviter ce drame. Le couple gérant l’établissement, originaire de Corse et connu des autorités judiciaires françaises, a été entendu par le procureur du Valais. Cependant, la responsabilité des autorités locales pourrait également être engagée dans cette affaire.
L’incendie a été provoqué par des bougies décoratives appelées fontaines, qui ont enflammé le plafond du sous-sol recouvert de mousse acoustique. Les clients se sont retrouvés piégés par les flammes. Les enquêteurs devront vérifier si cette mousse respectait les normes de sécurité incendie. Installée en 2015 lors de la reprise de l’établissement, elle n’avait fait l’objet que d’un contrôle acoustique en septembre 2025, selon le président de la commune.
Les premiers éléments de l’enquête révèlent des alertes anciennes restées sans suite et une absence notable de contrôles de sécurité appropriés. Plusieurs témoignages décrivent des conditions dangereuses au sein de l’établissement. Ces observations soulèvent des questions sur la surveillance des établissements recevant du public et sur le respect des régulations en vigueur.
Une instruction pénale a été ouverte pour homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie provoqué par négligence. Les investigations doivent déterminer si des défaillances multiples ont contribué à cette catastrophe. Les autorités cherchent à établir qui était responsable du respect des normes de sécurité.
Ce sinistre soulève des interrogations plus larges sur la prévention des risques dans les espaces de loisirs. Les contrôles de routine se sont avérés insuffisants pour détecter les dangers. L’affaire pourrait entraîner des révisions des protocoles d’inspection et de suivi des établissements recevant du public en Suisse.



